After reading my daughter’s first post on this blog, T.C. Shelley felt compelled to share an anecdote with me. Her words really struck me and I asked for her permission to publish her story, which she gave me.
T.C. Shelley is a brilliant children’s author represented by Catherine Pellegrino at Marjacq. Her first book, The Monster Who Wasn’t, will be published by Bloomsbury in May 2019. You can find T.C. Shelley on Twitter.

When I was in my 20s I weighed 87 kg. It’s not 150 kg at 5″3′ (1.60 m), but I am 5″3′ and it was considered heavy enough.
When I was on a train going to Perth (my capital city), I was reading and eating a bar of chocolate. Some “lovely” fella on the train said to me: “You don’t need chocolate”.
It’s not the first time I had heard things like that, or had a comment thrown at me suggesting I needed to apologise for what I was eating. But it was the first time I just felt angry, and nothing else. Finally, actually simply angry.
I swore and told him: “Nobody else needs chocolate either, it’s my body and mind your own business”.
I had never been so angry before, but I found the anger stayed with me. People better not start telling me how to eat and interrupting my reading time (that’s probably what set me off).
But here’s the amazing thing. I started losing weight. A lot of weight. Thirty kilos.
Not quickly, very slowly, in fact. But I stopped apologising. I found that I really did start thinking of my body as my own, and for some unknown reason, I hadn’t been doing that. I’d been thinking of my body as everyone else’s to judge, and food as the only way to build a buffer against all those nasty people.
I lost the weight. It took about three years. It wasn’t fast, but I found I wanted to make myself happy, make my body happy and feel good in it. My eating habits changed, my exercise habits changed.
That was twenty-five years ago and, except for being pregnant, I’ve always been within a couple of kilos of 57 kg. Not thin, mind you, just healthy.
I still find myself fascinated by that.
 
 
Statue French Garden Chantilly Castle
 
A la lecture du premier article de ma fille sur ce blog, T.C. Shelley a eu envie de partager une anecdote avec moi. Ses mots m’ont frappée et je lui ai demandé la permission de publier son histoire, permission qu’elle m’a accordée.
T.C. Shelley est une brillante auteure pour enfants représentée par Catherine Pellegrino chez Marjacq. Son premier livre, The Monster Who Wasn’t, sera publié par Bloomsbury en mai 2019. T.C. Shelley est sur Twitter.

Lorsque j’avais la vingtaine, je pesais 87 kg. Ce n’est pas 150 kg, mais comme je mesure 1.60 m, c’était considéré comme un important surpoids.
Lors d’un voyage en train vers Perth (ma capitale), j’étais en train de lire et de manger une barre de chocolat. Un «charmant» monsieur dans le train m’apostropha : «Vous n’avez pas besoin de chocolat».
Ce n’était pas la première fois que j’entendais une réflexion de ce genre ou qu’on me balançait un commentaire suggérant que je devrais m’excuser pour ce que je mangeais. Mais c’était la première fois que j’ai seulement ressenti de la colère, et rien d’autre. Finalement, juste de la colère.
J’ai juré et lui ai dit : «Personne d’autre n’a besoin de chocolat non plus, c’est mon corps et occupez-vous de vos affaires».
Je n’avais jamais été aussi énervée auparavant et cette colère est restée en moi. Les gens feraient bien de ne pas me dicter ce que je dois manger et d’interrompre mon temps de lecture (probablement ce qui m’avait le plus ennuyée).
Et là, il s’est produit quelque chose d’incroyable : j’ai commencé à perdre du poids. Beaucoup de poids, Trente kilos.
Pas rapidement, très lentement même. Mais j’ai arrêté de m’excuser. Je me suis rendue compte que j’avais enfin commencé à considérer mon corps comme le mien, ce que, pour une raison qui m’échappe, je n’avais jamais fait. J’avais laissé mon propre corps être jugé par tout un chacun et la nourriture était le seul moyen de construire un rempart contre la méchanceté de ces gens.
J’ai perdu du poids. Cela m’a pris environ trois ans. Ce n’était pas rapide, mais j’avais envie de me rendre heureuse, de rendre mon corps heureux et de m’y sentir bien. Mes habitudes alimentaires changèrent, ainsi que mes activités physiques.
Cette histoire remonte à vingt-cinq ans et à l’exception de ma grossesse, mon poids s’est stabilisé à 57 kg, à un ou deux kilos près. Pas ultra mince, juste en bonne santé.
Je suis toujours fascinée par cette réalisation et ses conséquences.
 
 
 
 

Leave a Reply

Your email address will not be published.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

error: Content is protected !!
%d bloggers like this: